Immobilier

Meilleur courtier à Longueuil : votre grille de comparaison

Publié
Lecture 7 min
Par Jean Airoldi
Meilleur courtier à Longueuil : votre grille de comparaison

Existe-t-il un meilleur courtier immobilier à Longueuil ?

Il n'y a pas de « meilleur » courtier valable pour tout le monde : le bon choix est celui dont l'expérience, la communication et la démarche correspondent à votre projet, et que vous avez vérifié vous-même. Confirmez d'abord le permis, puis comparez deux ou trois courtiers avec les mêmes critères et les mêmes questions.

Les listes de « courtiers les plus recommandés » qui circulent en ligne ne sont pas des classements officiels. Elles reposent souvent sur des affirmations que personne n'a validées. Votre grille, elle, repose sur ce que vous pouvez constater en rencontrant les gens et en lisant ce qu'ils vous proposent par écrit.

Par où commencer : le permis est-il valide ?

Avant même de parler de style ou de résultats, vérifiez le permis. Le Registre des titulaires de permis de l'OACIQ permet de s'assurer qu'un courtier détient un permis valide, de vérifier son identité et de voir si son permis est suspendu ou assorti de conditions ou de restrictions. Il est mis à jour de façon quotidienne, donc ce que vous y lisez est à jour le jour de votre consultation.

Le registre sert aussi à obtenir les coordonnées d'un professionnel autorisé et à savoir s'il a déjà fait l'objet de mesures disciplinaires. Il indique de plus le numéro et le type de permis du courtier, ce qui est utile quand deux personnes portent le même nom.

Un détail à ne pas confondre : si votre interlocuteur est un courtier hypothécaire, ce n'est pas l'OACIQ qu'il faut consulter, mais l'AMF.

Quels critères mettre dans votre grille ?

Une bonne grille compare des éléments que vous pouvez observer ou faire confirmer. Voici ceux qui méritent une ligne chacun :

  • L'expérience pertinente : avec quel type de propriété et pour quel genre de client le courtier a-t-il travaillé ?
  • La connaissance du secteur : Vieux-Longueuil, Saint-Hubert ou Greenfield Park n'ont pas les mêmes réalités, et un courtier doit pouvoir expliquer ce qu'il en sait sans vous réciter une brochure.
  • La communication : à quelle vitesse répond-il, par quel moyen, à quelle fréquence vous tiendra-t-il au courant ?
  • La disponibilité : sera-t-il présent pour les visites et les moments serrés, ou déléguera-t-il ?
  • La démarche proposée : plan de mise en marché pour un vendeur, stratégie de recherche pour un acheteur.
  • Les références vérifiables : des personnes que vous pouvez réellement joindre.
  • Les services et leur coût, par écrit : ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, ce que cela coûte.

Ces critères reprennent l'essentiel de ce qu'il vaut la peine de comparer entre professionnels : expérience pertinente, connaissance du type de propriété et du secteur visés, pratiques de communication et disponibilité, ainsi que les références vérifiables et la portée et le coût des services prévus par écrit.

Quelles questions poser lors de l'entrevue ?

Rencontrez chaque courtier avec la même liste, pour que les réponses soient comparables. Quelques questions qui font ressortir l'essentiel :

  1. « Quels types de propriétés avez-vous le plus souvent représentés dans ce secteur ? » Laissez-le décrire des situations concrètes, sans exiger de noms de clients.
  2. « Comment allons-nous communiquer, et à quel rythme ? » Notez si la réponse est précise ou vague.
  3. « Quelle est votre démarche, étape par étape, pour mon projet ? » Un vendeur attend un plan de mise en marché; un acheteur, une façon claire de cibler et de visiter.
  4. « Pouvez-vous me remettre par écrit les services prévus et leur coût ? »
  5. « À qui puis-je parler pour une référence ? »

Sur le point des services écrits, sachez que c'est l'OACIQ qui conçoit tous les formulaires de courtage utilisés par les courtiers immobiliers et hypothécaires. Demandez donc à voir le contrat avant de vous décider, et lisez-le sans pression. Pour la question des honoraires, notre article sur les honoraires du courtier à Longueuil détaille ce qu'il faut regarder dans un contrat de courtage.

Quels pièges éviter quand on compare des courtiers ?

Le premier piège est le chiffre spectaculaire : un classement, un nombre de transactions ou une part de marché que vous ne pouvez pas vérifier ne prouve rien sur la façon dont on vous servira. Un volume élevé peut cacher un modèle où le courtier est peu disponible; un volume modeste peut accompagner un service très personnalisé. Notre article sur le volume de transactions d'un courtier explique pourquoi ce chiffre se lit avec prudence.

Le deuxième piège est le titre qui sonne bien (« équipe numéro 1 », « top » de quelque chose) sans source ni date. Demandez qui l'a décerné, pour quelle période et sur quelle base. Une réponse floue vous renseigne autant qu'une réponse précise.

Le troisième est de confondre visibilité et adéquation. Une grande présence en ligne peut être un atout pour la mise en marché, mais elle ne remplace pas la connaissance de votre type de propriété ni une communication claire avec vous.

À quoi ressemble une grille remplie, et comment je m'y prends moi-même ?

Par exemple, donnez une note de 1 à 5 à chaque critère pour chaque courtier : si l'un obtient 4 en communication mais 2 en connaissance du type de propriété, et que l'autre fait l'inverse, c'est votre priorité (réactivité ou expertise du produit) qui tranche, pas le total seul. Pondérez ce qui compte le plus pour votre projet.

Je vous invite à me soumettre à la même grille. Au 6 octobre 2026, j'avais 16 propriétés à vendre sur Centris, dont 5 à Montréal et 2 à Saint-Denis-de-Brompton : regardez où se situent mes inscriptions et jugez vous-même si elles correspondent à votre secteur. Vous pouvez les parcourir sur la page des propriétés à vendre.

Dans ma vidéo sur la visibilité d'une maison sur les réseaux sociaux, je dis avoir une communauté de plus de 81 000 followers. Ce sont mes propres mots, que personne n'a vérifiés : posez-moi, comme à tout courtier, la question de ce que cela change concrètement dans le plan de mise en marché de votre propriété.

Votre prochaine étape : trois courtiers, une même grille

Choisissez les courtiers à rencontrer, vérifiez leur permis avant l'entrevue, puis posez-leur exactement les mêmes questions. Demandez les services par écrit, appelez au moins une référence, et comparez vos notes à tête reposée avant de signer quoi que ce soit.

Vous voulez voir comment ma démarche se compare à votre grille? Je suis Jean Airoldi, courtier immobilier : écrivez-moi pour planifier une rencontre, posez-moi vos questions et repartez avec mes services par écrit, à analyser à votre rythme.

Foire aux questions

Combien de courtiers devrais-je rencontrer avant de choisir ?

Deux ou trois suffisent généralement pour comparer sérieusement. Rencontrer plus de courtiers peut brouiller vos notes, tandis qu'un seul ne vous donne aucun point de repère. Préparez la même liste de questions, prenez des notes après chaque entrevue et laissez passer un peu de temps avant de décider.

Que faire si un courtier me presse de signer dès la première rencontre ?

Prenez du recul : rien ne vous oblige à signer sur-le-champ. Demandez le contrat et les services par écrit, repartez avec les documents et relisez-les tranquillement. Un professionnel sérieux comprend que vous compariez. Si la pression persiste, c'est une information utile sur la façon dont se déroulera la collaboration.

Puis-je changer de courtier si la collaboration ne me convient pas ?

Cela dépend de ce que prévoit le contrat de courtage que vous avez signé. Relisez les clauses sur la durée et la résiliation avant de vous engager, et posez vos questions au courtier dès le départ. Si vous êtes déjà lié, discutez-en ouvertement avec lui et, au besoin, informez-vous auprès de l'OACIQ.

Qui conçoit les formulaires de courtage que le courtier me fera signer ?

C'est l'OACIQ qui conçoit les formulaires de courtage, pas le courtier ni son agence. Ils sont utilisés par les courtiers immobiliers et hypothécaires. Vous pouvez donc demander à les consulter à l'avance, les lire sans précipitation et poser vos questions sur chaque clause avant de signer.

Comment savoir si un courtier a déjà fait l'objet de mesures disciplinaires ?

Consultez le Registre des titulaires de permis de l'OACIQ. Il permet d'obtenir les coordonnées d'un professionnel autorisé et de savoir s'il a déjà fait l'objet de mesures disciplinaires. Faites cette vérification avant l'entrevue, puis notez le numéro de permis pour éviter toute confusion entre deux personnes portant le même nom.