Existe-t-il un meilleur courtier immobilier à Montréal ?
Aucun palmarès ne peut désigner le meilleur courtier immobilier à Montréal, qu'il porte la bannière RE/MAX, Royal LePage, Sutton ou Engel & Völkers. Les étoiles et les classements mesurent une réputation ou un volume, pas l'adéquation avec votre projet. Fiez-vous plutôt à des critères vérifiables : permis valide au registre de l'OACIQ, expérience pertinente, communication et services décrits par écrit.
La raison est simple : un condo du Plateau, un plex de Villeray et une unifamiliale à Pierrefonds ne demandent pas le même travail de mise en marché, de vérification ni de négociation. Le courtier qui excelle dans l'un n'est pas forcément le plus à l'aise dans l'autre. Votre meilleur choix est donc celui qui connaît votre type de propriété, votre secteur et votre échéancier, et dont la façon de travailler vous convient.
Que mesurent vraiment les avis en ligne et les classements par bannière ?
Une bannière désigne l'agence sous laquelle un courtier exerce. Elle dit peu de choses sur la personne qui répondra à vos appels, visitera avec vous et négociera en votre nom. Deux courtiers de la même bannière peuvent travailler de façon très différente, et deux courtiers de bannières rivales peuvent offrir un service comparable.
Les avis en ligne ont leurs propres limites. Une note dépend du nombre d'avis, de la façon dont ils ont été sollicités et du type de clients qui prennent le temps d'écrire. Par exemple, un courtier affiche 5,0 sur 12 avis et un autre 4,8 sur 150 avis : la première note repose sur bien moins d'observations, et ne dit rien de la complexité des dossiers traités.
Les palmarès, eux, additionnent souvent des critères que vous n'avez pas choisis : volume, notoriété, visibilité en ligne. Si le volume de transactions vous intéresse, j'explique ce que ce chiffre révèle vraiment. Retenez surtout qu'un classement répond à la question « qui est connu ? », rarement à « qui est le bon courtier pour moi ? ».
Que peut-on vérifier avant même de comparer ?
Commencez par ce qui ne dépend d'aucune opinion. Le Registre des titulaires de permis de l'OACIQ permet de vérifier si une personne détient un permis de courtage immobilier ou un permis d'agence, et il est mis à jour de façon quotidienne. La fiche d'un courtier indique notamment le numéro et le type de permis, ainsi que les coordonnées de l'établissement et le nom de l'agence auxquels il est associé.
Cette vérification a une portée concrète : selon l'OACIQ, aucune transaction de courtage ne peut être effectuée pendant une suspension ou si le permis est révoqué. Un nom vu dans un palmarès ne remplace jamais ce contrôle de deux minutes.
Gardez aussi en tête que tous les courtiers doivent suivre le Programme de formation continue obligatoire de l'OACIQ, et que détenir un permis suppose d'avoir suivi une formation de base obligatoire accréditée par l'OACIQ. Ce socle est commun : ce qui vous aidera à départager deux courtiers se trouve ailleurs. Pour comprendre ce que ce parcours représente, lisez notre article sur la formation et l'accréditation d'un courtier.
Quels critères comparer entre courtiers de bannières différentes ?
Rencontrez deux ou trois courtiers, sans égard à leur bannière, et posez les mêmes questions à chacun :
- Expérience pertinente : a-t-il déjà accompagné des clients dans votre type de propriété (copropriété, plex, unifamiliale) et dans votre secteur ?
- Communication : par quel moyen et à quel rythme vous tiendra-t-il informé ? Qui répond en son absence ?
- Disponibilité : sera-t-il présent aux visites et aux étapes clés ?
- Démarche proposée : comment prévoit-il la mise en marché si vous vendez, ou la recherche et les vérifications si vous achetez ?
- Services et coûts par écrit : que comprend l'accompagnement, et à quel prix ?
- Références vérifiables : peut-il vous mettre en contact avec d'anciens clients ou vous montrer des propriétés actuellement inscrites ?
Le rôle d'un courtier dépasse largement la visite : il accompagne l'acheteur ou le vendeur de l'évaluation à la mise en marché, à la négociation, aux vérifications et à la coordination avec le notaire, et il est un professionnel encadré, tenu à des obligations de vérification et de divulgation. Demandez à chaque candidat de vous décrire concrètement comment il exerce ces tâches.
Pour ma part, je tiens à être présent lors des visites : cela me permet de mieux comprendre les besoins de mes clients. C'est pourquoi je ne m'aventure pas à trois ou quatre heures de Montréal, car je ne pourrais pas garantir la même qualité de service. Au 7 octobre 2026, j'avais 16 propriétés à vendre sur Centris, dont 5 à Montréal, et vous pouvez les consulter sur ma page de propriétés à vendre pour juger de mon travail de mise en marché.
Comment utiliser un avis ou un témoignage sans en faire un verdict ?
Traitez-le comme une piste de conversation. Un bon témoignage vous apprend ce que le client a apprécié, et c'est exactement ce que vous pouvez creuser en rencontre. Sur mon site, Ghislain L. écrit que travailler avec moi est toujours un plaisir. C'est une indication utile sur la relation, mais elle ne remplace pas vos questions sur la stratégie de prix, la communication ou les services prévus.
Voici une façon de procéder : repérez dans un avis ce qui est précis (délais de réponse, conseils reçus, clarté des explications), puis demandez au courtier comment il travaillerait ces points dans votre dossier. Méfiez-vous des éloges très généraux, impossibles à vérifier, et des avis qui ne décrivent aucune situation.
Un avis négatif demande le même traitement. Lisez-le pour savoir de quoi il parle : un désaccord sur un prix de vente ne dit pas la même chose qu'un manque de suivi. Posez la question au courtier concerné, son explication en dira long sur sa façon de travailler.
Votre courtier à Montréal : trois gestes avant de choisir
Dressez une courte liste de deux ou trois courtiers, en puisant autant dans les avis et les palmarès que dans les recommandations de gens que vous connaissez. Vérifiez le permis de chacun, puis posez-leur les mêmes questions et demandez leur démarche et leurs services par écrit. Comparez ensuite les réponses côte à côte : le bon choix se dessine souvent à ce moment, bien mieux que dans une liste d'étoiles.
Je suis Jean Airoldi, courtier immobilier. Si vous comparez quelques courtiers à Montréal, écrivez-moi : nous prendrons le temps de parler de votre projet, et je vous remettrai par écrit ma démarche et mes services pour que vous puissiez les mettre côte à côte avec les autres.
Foire aux questions
Combien de courtiers devrais-je rencontrer avant de choisir ?
Deux ou trois suffisent généralement pour comparer. Moins, vous manquez de points de repère; plus, vous risquez de vous perdre dans les détails. Posez les mêmes questions à chacun, notez les réponses au même endroit et demandez la démarche et les services par écrit. Vous verrez vite qui répond clairement et avec qui le contact passe bien.
Que faire si un courtier me presse de signer dès la première rencontre ?
Prenez le temps de réfléchir : une première rencontre sert à comparer, pas à s'engager. Demandez le contrat de courage ou les conditions par écrit, lisez-les à tête reposée et posez vos questions avant de signer. Un professionnel sérieux comprend que vous rencontriez d'autres courtiers et que vous compariez les démarches.
Que vérifier sur la fiche d'un courtier dans le registre ?
Regardez d'abord le type et le numéro de permis, puis l'agence et l'établissement auxquels le courtier est associé. Ces renseignements confirment que la personne et l'agence correspondent bien à ce qu'on vous présente. Si quelque chose ne concorde pas avec sa carte professionnelle ou sa publicité, posez la question directement au courtier.
Puis-je demander à voir les propriétés qu'un courtier a en vente ?
Oui, c'est une bonne façon de juger son travail de mise en marché : photos, description, présentation. Vous pouvez aussi lui demander de vous expliquer ses choix pour chaque annonce. Cela vous donne un exemple concret de la façon dont il présenterait votre propre propriété, au-delà des étoiles et des classements.
Un courtier qui travaille loin de Montréal peut-il bien me servir ?
Tout dépend de ses disponibilités et de sa connaissance du secteur visé. Demandez-lui s'il sera présent aux visites et aux étapes clés, et comment il vous tient informé. Un courtier qui limite son territoire le fait souvent pour préserver la qualité de son service : c'est un critère à discuter ouvertement.