Équilibre entre créativité et affaires
En fait, tu ne peux pas être désinvolte et ne pas être homme d'affaires, parce que sinon le business ne marchera pas. On a vu beaucoup d'artistes des fois qui ne sont pas prêts à gérer. C'est une carrière qui n'est pas très longue.
Mon expérience en tant qu'agent
Moi, à l'époque, j'avais un agent à Vancouver, un agent à Toronto, un agent à Montréal et je vendais du back à California, beaucoup de places d'ALS. J'ai fait des shows aussi à New York où je présentais mes collections, un peu dans le temps où j'ai habillé Céline, la première fois qu'elle a fait Good Morning America aux États-Unis. Donc, oui, je faisais beaucoup de runway.
Le style et les prix au début des années 2000
Les gens ne savent pas aujourd'hui, mais je savais fouiller dans mes archives et ramener des vidéos aussi de ce temps-là parce que mes nièces me disent encore que si ça existait encore, ça se vendrait encore. Mais oui et non, dans le sens que le style fonctionnerait, mais le prix ne fonctionnerait pas. Les vestons étaient à 450 $ plus taxes, les pantalons à 180 $, et là, on parle du début des années 2000. Aujourd'hui, naturellement, c'était la qualité. Ce n'est pas que j'étais riche et que je me mettais de l'argent dans mes poches. Il n'en restait pas tellement à la fin de l'année.
Transition vers la télévision et l'aubainerie
C'est pour ça qu'à un moment donné, j'ai décidé de m'en aller styliste en télé où là, j'ai fait plus d'argent ensuite avec l'aubainerie, où là, ça a été des années extraordinaires parce que je dessinais. J'allais partout en Europe pour faire mes recherches et tout se faisait fabriquer en Chine. Tout était arrangé à Montréal au bureau chef, et ça, c'était vraiment le fun parce que c'était que de la créativité et j'avais le temps de faire aussi mes autres choses à côté.